Sommaire

Mythothèque

Table des matières

  • L'origine du mythe
  • Sur le plan fonctionnel

Notes

[1] Beyerstein (Barry L), Brain Behavior Laboratory at Simon Fraser University in Vancou- ver, in Do we really use only 10 percent of our brains ? Mars 2004. Lien



11. Informer  •  Mythothèque

 11.2.b.  Le cerveau n'est utilisé qu'à 10%


 L'origine du mythe

Cette théorie est attribuée par certains à Einstein qui se moquant de la platitude des questions d'un journaliste et lui aurait dit qu'il semblait n'utiliser son cerveau qu'à 10%. Beyerstein [1] en attribue la paternité au journaliste Lowell Thomas qui prétendait dans sa préface du Dale Carnegie's How to Win Friends and Influence People  (1936) la tenir de William James. James n'indiquait, sans aucun pourcentage, que la personne moyenne n'utilisait pas tout son potentiel, ce qui n'est pas la même chose. De là, nombre de gourous ont vendu moult stages californiopompafriquesque censés permettre d'améliorer le rendement cérébral.

C'est ainsi que naissent les légendes urbaines : "J'ai vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours."


 Sur le plan fonctionnel

Le cerveau, outre les fonctions cognitives et associées (mémoire...), gère bien d'autres fonctions prioritaires et indispensables à la simple survie, la gestion du métabolisme global : homéothermie, digestion, cycle hormonal... et cérébral : synchronisation, maintien des perceptions en éveil, neurogénèse, plasticité,  ce qui mobilise plus d'énergie que le simple cognitif. Une personne en coma, donc en état végétatif, ne voit que peu la dépense énergétique du cerveau baisser.
       La nature ayant horreur du vide, l'évolution aurait depuis longtemps supprimé ces soit-disant 90% inutiles, surtout que le cerveau est l'organe le plus gros consommateur d'énergie (20% : glucose et oxygène).
          Par ailleurs, les neurones et liaisons inutilisés meurent  rapidement. Donc  90% de notre cerveau auraient disparu et les 10% restant feraient floc-floc à chaque mouvement dans une boite crânienne alors sur-dimensionnée.
          Aucune étude par TEP ou IRM n'a montré de zones cérébrales inactives en permanence.

Une utilisation à 10% ne permettrait la survie que quelques secondes et aucune manifestation cognitive.


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