Sommaire

11. Compléter & Réfuter

Table des matières

11.1. Thémathèque
11.2. Mythothèque
11.3  Revue de Presse
11.4. Textes officiels


Notes

[1]  Voir : UNESCO Déclaration de Salamanque








[2] Texte intégral.












[3] Bulletin officiel de l'Éduca- tion nationale.

[4] Loi n° 2005-380 du 23/04/2005 d'orientation et de programme pour l'avenir de l'École. Article L. 321-4 du Code de l'Éducation.



























































11. Informer

 11.4.  Textes officiels

Classés par ordre chronologique


En ce qui concerne l'éducation et l'enseignement des enfants surdoués, nous disposons aujourd'hui d'un éventail de recommandations internationales, de lois, décrets et circulaires nationales, qui préconisent, autorisent et permettent - officiellement - les ajustements nécessaires dans le cursus scolaire. Ils sont ici classés par ordre chronologique.



UNESCO : Déclaration de Salamanque
(1994) (extraits) [1]

2. Nous sommes convaincus et nous proclamons que : l'éducation est un droit fondamental de chaque enfant qui doit avoir la possibilité d'acquérir et de conserver un niveau de connaissances acceptable, chaque enfant a des caractéristiques, des intérêts, des aptitudes et des besoins d'apprentissage qui lui sont propres, les systèmes éducatifs doivent être conçus et les programmes appliqués de manière à tenir compte de cette grande diversité de caractéristiques et de besoins, les personnes ayant des besoins éducatifs spéciaux doivent pouvoir accéder aux écoles ordinaires, qui doivent les intégrer dans un système pédagogique centré sur l'enfant, capable de répondre à ces besoins. Les écoles ordinaires ayant cette orientation intégratrice constituent le moyen le plus efficace de combattre les attitudes discriminatoires, en créant des communautés accueillantes, en édifiant une société intégratrice et en atteignant l'objectif de l'éducation pour tous ; en outre, elles assurent efficacement l'éducation de la majorité des enfants et accroissent le rendement et, en fin de compte, la rentabilité du système éducatif tout entier.



Conseil de l'Europe : Recommandation 1248
(1994) (extraits) [2]

Les enfants surdoués devraient pouvoir bénéficier de conditions d'enseignement appropriées leur permettant de mettre pleinement en valeur leurs possibilités dans leur propre intérêt et dans celui de la société. Aucun pays ne peut en effet se permettre de gaspiller des talents, et ce serait gaspiller des ressources humaines que de ne pas déceler à temps des potentialités intellectuelles ou autres. Il faut pour cela des outils adaptés.




Depuis le BOEN [3] du 18/04/2002, quasi chaque année furent publiés divers textes concernant la scolarisation des enfants surdoués, en réponse aux directives internationales, mais surtout à la pression des parents concernés. Une loi fut même votée en 2005 [4] qui autorisait officiellement l'accélération du cursus (extrait) :

Des aménagements appropriés sont prévus au profit des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités. La scolarité peut être accélérée en fonction du rythme d'apprentissage de l'élève.

D'abord réservé aux cadres de l'Éducation nationale, ce n'est qu'en 2013 que le ministère regroupa l'ensemble des textes, avec un léger toilettage et le rendit disponible à tous les acteurs de l'institution scolaire. Publié par Ediscol, il s'agit de :

Scolariser les élèves  intellectuellement précoces (EIP)
Ressources d'accompagnement pédagogique
Septembre 2013. Lien

Pour avoir suivi cette évolution depuis le début et en avoir publié ici-même les extraits les plus importants, il est apparu une  évolution certaine dans l'énoncé des directives. Par exemple :
-1. abandon du QIT comme seul discriminant ;
-2. prise en compte des éléments complémentaires et non du seul test d'efficience intellectuelle ;
-3. reconnaissance de la diversité des formes d'intelligence.
-4. nécessité de la formation initiale et continue des enseignants.

Par contre, si globalement ce dernier texte est assez satisfaisant, quatre points restent problématiques :

1. Nous regrettons l'emploi d'intellectuellement précoce trop restrictif (les problématiques ne sont pas  qu'intellectuelles) et caduc à 17 ans.

2. Réduire la formation à : « À cet effet, dès la rentrée 2013, chaque enseignant accueillant dans sa classe un élève intellectuellement précoce aura à sa disposition sur Éduscol un module de formation à cette problématique. » Ce module nous semble notoirement insuffisant en termes de formation et de réponse et à la complexité du domaine et aux réticences, voire résistances  (restons amènes) des enseignants.

3. Réduire la "typologie" des enfants surdoués à 9 caractéristiques sur le plan cognitif , 9 sur le plan socio-affectif et 13 sur le plan comportemental, soit 31, nous semble très réducteur de la réalité de la diversité de cette population. Par exemple, tous les enfants surdoués n'ont pas une acquisition spontanée de la lecture, tous n'ont pas de difficultés graphique, la grande facilité de mémorisation est surtout liée à l'intérêt porté au sujet, etc. Voir : Approche comportementale.

4. La lecture des références bibliographiques laisse pantois : aucun des travaux des meilleurs chercheurs du domaine ne sont sont cités nommément. Ainsi, sont absents : D. Alaphilippe, J. Bert, A. Bessou, J. Brunault, S. Dehaene, A. Gauvrit, J. Grégoire, J-C. Grubar, J. Lautrey,  M. Pereira-Fradin, R. Pagès, J-P. Pourtois, L. Vaivre-Douret, M-C. Vallet , etc. et MM. Liratni & Pry ne sont cités que par rapport à la créativité. Très réducteur !

Encore faudrait-il :
1/ que ces textes soient largement connus ;
2/ qu'ils soient appliqués dans leur esprit ;
3/ que l'inertie et les résistances n'en pervertissent pas les effets ;
4/ que des formations transdisciplinaires soient réellement mises en place ;
5/ que les préconisations des spécialistes du surdouement soient réellement prises en compte et que s'exerce un véritable partenariat : enfant/parents/spécialistes/institution.

Notre expérience nous indique que, sur le terrain, faute de formation sérieuse, les ajustements proposés sont étroitement soumis à la seule "bonne" volonté des enseignants. Nous trouvons donc un large éventail d'attitudes qui va de l'acceptation loyale des textes et la mise en place des ajustements nécessaires au refus total, masqué le plus souvent par des atermoiements, des promesses non-tenues, vers un parcours du combattant de conseil des maîtres, en réunion d'équipes éducatives, en commission d'appel, le tout visant surtout à ne rien décider et à jouer l'usure.
        Dans ces cas, rien de sert d'insister, le temps passant ne résout rien et ne fait qu'augmenter la souffrance de l'enfant. Mieux vaut, en dépit des belles circulaires, changer d'école.
        Mais, il existe aussi des enseignants intelligents et ouverts, nous en avons rencontré beaucoup, tant  publics que privés.



2015-2016 • La réforme du Collège • Lien

Un dossier complet émanant du ministère quant à la réforme du collège. C'est assez clair et bien fait, notamment avec la rubrique vrai/faux. Nous y reviendrons prochainement. Au moins, la ministre prend acte de la dégradation de l'enseignement français par rapport aux pays de l'OCDE (PISA) et tente d'y porter remède. En attendant l'application... voir supra  : Encore faudrait-il !

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