Sommaire

12. Annexes
  12.1. Sources documents
  12.2. Biographie
  12.3. Tarifs
  12.4. Mentions légales

Notes


[1] Jean Brunault, psycho sociologue, Pdt  fondateur d'Eurotalent (voir 6).

[2] Jean-Charles Terrassier, psychologue, Pdt fondateur de l'ANPEIP (voir 3).

[3] Association Nationale Pour les Enfants Intellectuel- lement Précoces - Région Centre (en fait un très large Centre-Ouest, 800 familles adhérentes).

[4 APproche des Surdoue- ments IntellectuelS. : accueil des jeunes adultes et des adultes, abandon du seul QIT comme seuil, actions axées sur le biopsychosocial, une vision non-élitiste, etc.

[5] Robert Pagès, psychosociologue, Pdt fonda- teur du Gespare (voir hom- mage en fin de page).

[6] Eurotalent, OING dotée du statut participatif auprès du Conseil de l'Europe, elle re- groupe une quarantaine d'associations de parents, de chercheurs, d'organismes universitaires, de 18 pays européens.






























































































12.2. Annexes • Biographie



Après une formation de réalisateur audiovisuel (Institut de l'Audiovisuel, (IDA), Paris), sous la direction d'Antoine de La Garanderie, puis de conseil audiovisuel dans l'Action Sanitaire et Sociale (INA-CFCTS, Nantes), Pierre Morin s'orientera sur l'enseignement social et participera, de 1974 à 2009, à la formation des travailleurs sociaux. En parallèle, il réalisera, de nombreux vidéogrammes, par exemple :
- sur les handicaps et les structures d'accueil innovantes, souvent en collaboration avec le Dr Philippe Colbeau-Justin  (spécialiste de Médecine Physique et de Réadaptation) ;
- sur les techniques médicales (mésothérapie…) ;
- la vidéo-transcription des conférences du Pr Michel Lemay (pédopsychiatre, professeur émérite de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à la faculté de médecine de l’université de Montréal) ;
- avec le psychosociologue Gérard Lecha  (Docteur en psychologie sociale et en sociologie de la connaissance) : Marcel Body et la révolution russe et Hare Krsna.
- et avec le plasticien Patrick Lhermite : le premier vidéoclip pictural.

Il découvre le surdouement avec les difficultés d'adaptation scolaire de son premier enfant (lecteur à 3 ans et demi). La rencontre de Jean Brunault [1], puis celle de Jean-Charles Terrassier [2], le pousse à s’investir au service des enfants surdoués et de leurs parents.
        En 1994, devant le peu de solutions en faveur de ces jeunes, pourvu d’une longue expérience de la pédagogie et de l’éducation, il suscite la fondation et présidera l’ANPEIP-Centre [3], qui deviendra la plus importante association régionale de parents d’enfants surdoués. En 2001, afin de préserver l’originalité de sa démarche associative l’ANPEIP-Centre deviendra l’APPSIS [4].
        Sa rencontre avec Robert Pagès [5], grâce aux apports fécondants de la recherche, lui ouvre de nouveaux horizons et marque un tournant décisif dans l’évolution de sa pensée et de son action.
        Élu, de 1994 à 2002, Secrétaire-Général de l’OING Eurotalent [6], il y œuvrera pour la reconnaissance et la prise en compte du surdouement et le partage des informations scientifiques et éducatives sur le plan européen.
        Il fonde avec Jean Brunault, l’ISFER (Institut du Surdouement, Formation, Éducation et Recherche) et met en place, de 1996 à 2002, en partenariat avec des établissements de l’enseignement privé, des dispositifs scolaires spécifiques, dont ils assurèrent le suivi et la formation des enseignants.


Congrès Eurotalent 1996 - Paris
de gauche à droite : D. Ouchakov, J. Brunault, A. Inizan , R. Pagès, P. Morin
Photo : J. Brunault

De 1995 à 2002, avec une équipe de bénévoles et de professionnels formés au surdouement, il créera, organisera et animera 40 stages spécifiques pour enfants et adolescents surdoués, puis, à partir de 1997, pour jeunes adultes, afin d'offrir aux personnes surdouées, en difficulté ou non, un lieu de rencontre et de ressourcement, orienté sur l'amélioration du relationnel, de la psychomotricité et de la compréhension de leurs particularités. Plus de 500 jeunes surdoués, de 5 à 22 ans, y participeront.



À la disparition de l’APPSIS et de l’ISFER, pour raisons strictement économiques, en décembre 2002, pour assurer sans rupture les accompagnements d’enfants et les formations en cours, il continuera son action en exercice libéral sous la dénomination : acsis-pm. Les orientations, les méthodes et le dynamisme restèrent les mêmes.

Son action se développe sur trois axes complémentaires :

Accompagnement
Cette action est en priorité dirigée en faveur des personnes surdouées - enfants, adolescents ou adultes - en difficultés individuelles, scolaires, professionnelles, familiales ou sociales, qu’il accompagne en douistique du surdouement, dans leurs nécessaires ajustements et préconise (enfants et adolescents) en direction de leurs enseignants les évolutions souhaitables, sans discrimination de type ou degré de surdouement intellectuel.

Formation
Orienté vers les professionnels : psychologues et enseignants français, mais aussi francophones, notamment d'Europe et d'Afrique, il propose contenus et outils susceptibles d'assurer la compréhension du surdouement pour des aides pertinentes.

Recherche
Il partage régulièrement les résultats de ses recherches, de ses réflexions et de ses observations cliniques, en publiant articles et documents spécifiques en direction des formations et séminaires et sur ce site.



Impossible de clore cette page sans rendre hommage à deux personnalités qui profondément ont marqué l'auteur :


Photo : J. Brunault
Robert Pagès

« On doit quand même dire que l’homme fut exceptionnel : ou plutôt, pour éviter tout risque de sanctification posthume, qu’il fut un homme hors normes. D’une puissance de langage, de clairvoyance, d’analyse et de force à la fois omniprésente et indéfinissable, qui ont fait de lui une des grandes figures de la Psychologie sociale française de l’après-guerre. Avec tous les contre- points d’ombre dont résonne inévitablement cette puissance. Au meilleur sens du terme : ce fut un homme « singulier ».

Jean-Pierre Deconchy, Professeur à l'Université Paris X.
     in Psychologie française, 2007

Robert Pagès est né le 25 Août 1919, dans le Lot. Études secondaires au Lycée Gambetta de Cahors, il entre en khâgne à Toulouse, puis à Lakanal. Il travaille sous la direction de Georges Canguilhem. Double admissibilité à l’Agrégation. Pendant la guerre, il entre très activement en résistance dans la Zone-Sud.

Chargé de divers enseignements de psychologie sociale à la Sorbonne, il entre au CNRS en 1951 comme Attaché de recherche (puis Chargé, puis Maître, puis Directeur), fonde le Laboratoire de Psychologie Sociale et assure de nombreuses responsabilités dans la mise en place de la discipline. Membre du Comité National du CNRS et de la Commission de Psychologie et Psychophysiologie du CNRS, Président de la Société Française de Psychologie, Membre du Bureau fondateur de l’Association pour la diffusion de la recherche internationale en Psychologie sociale (ADRIPS).
       En 1986, à la retraite, il fondera le GESPARE (Groupe Emprise de SocioPsychologie, Action, Recherche, Éducation) qui permettra à de nombreux jeunes chercheurs de passer leur thèse.

Sa contribution dans le domaine du surdouement est majeure :
        1/ en le situant dans sa globalité humaine : bio-psycho-sociale ;
        2/ en posant des concepts et une terminologie clairs sur des bases scientifiques sérieuses ;
        3/ en énonçant son appartenance à la psychodiversité non-pathologique ;
        4/ en s'attachant à promouvoir une éthique associative (malheureusement peu suivie) ;
      5/ en partageant un savoir encyclopédique et une pensée rigoureuse avec enthousiasme et simplicité, dans les rencontres nationales et internationales. Il fut dès sa création le président du Comité scientifique d'Eurotalent. Invité à de nombreuses reprises, il enrichira de sa parole, les AG de l'ANPEIP-Centre et de l'APPSIS.

Robert s'est éteint en pleine jeunesse intellectuelle, dans sa 88e année, le 25 juillet 2007.

Nous avions perdu plus que le penseur rigoureux, indépendant des chapelles, plus que l'orateur infatigable et d'un profond humanisme, un véritable ami, simple, chaleureux et désintéressé.

« Plus qu’un témoin engagé des convulsions et évolutions de son temps, son action et son œuvre en font un pionnier des sciences humaines et un visionnaire du futur. […] Mais, là aussi, tout au moins au long des 25 dernières années de sa vie, il a su privilégier le futur en préférant le contact direct et vivifiant de ses disciples de tout bord à un repli plus narcissique sur ses souvenirs personnels ou ses travaux passés. »
André Demailly,
Maître de Conférences (hon.) de psychologie sociale
Université de Montpellier III
in Bulletin de Psychologie

Antoine de La Garanderie

Décédé, le 27 juin 2010, Antoine de La Garanderie fut un pédagogue hors-pair. Il créera avec le chanoine Reynes l'Institut Supérieur de Pédagogie (ISP) ; docteur es-philosophie (1969), il fondera l'Institut de l'Audiovisuel à Paris (1972). Chevalier de la Légion d'Honneur, commandeur dans l'ordre des Palmes Académiques, malgré ces honneurs officiels bien mérités, il restera un homme chaleureux, simple d'accès, mais aussi un esprit étonnamment fécond : ses publications dans le champ de la pédagogie et de la philosophie sont nom- breuses et d'importance. Son apport dans le champ pédagogique est essentiel, il mettra notamment en avant la notion de profil pédagogique, de pédagogie de l'entraide, l'étude de la motivation, la notion de projet, etc.
        Nous avons perdu avec Antoine un pédagogue et un humaniste exceptionnels. Ce fut un honneur et un grand profit que d'avoir pu étudier sous sa houlette à l'IDA.

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