Sommaire

Table des matières

2. Surdoués et comportements
  2.1. Définition
  2.2. Le repérage
  2.3. Comportement global
  2.4. Somatisations
  2.5. Comportement scolaire
  2.6. Et avant trois ans ?













2. Surdoués : un comportement différent

Avant que d'être un nombre (QI), le surdouement intellectuel s'exprime d'abord par un ensemble de comportements différents de la moyenne qui attire l'attention des parents et des tiers. Vécus souvent par l’entourage (familial ou scolaire) comme inhabituels, étranges ou dérangeants, ils sont fréquemment mis au compte d’éléments extérieurs (naissance, déménagements, mauvaise éducation familiale, maltraitance, etc.), ou de pathologies (hyperactivité, dépression, instabilité, agressivité, déficience intellectuelle, etc.). Ils s’accompagnent souvent de somatisations diverses, parfois importantes. Ils peuvent aussi passer inaperçus (inhibition, déprime).


2.1. Définition

Un comportement est un mode de réaction de l’individu face à une situation ou un milieu avec lequel il est en interaction.

 Le comportement signe donc l'ajustement entre l’individu et son milieu.

Un comportement peut être jugé par ce milieu comme positif, pertinent et ajusté ou, au contraire, décalé, inadapté, négatif, dangereux. La capacité de tolérance de l'environnement entre fortement en compte dans le jugement porté. Cette tolérance est aussi fonction de l'éloignement du sujet de la ligne médiane comportementale du groupe.
    Le surdouement est ainsi fréquemment nié comme origine des problématiques posées, car attentatoire au credo égalitariste. Celles-ci sont alors mises au compte de facteurs ayant le grand avantage de dédouaner la famille, le collectif et l’école. S’en suivent alors des prises en charge inadaptées et délétères pour la personne qui les subit.
    Il importe d'abord, en cas de difficultés, d’interroger tout autant les milieux que l'individu. Les mauvais ajustements psychosociaux des surdoués trouvent parfois leur origine dans leur propre famille, mais, en général et plus gravement, au sein des dispositifs collectifs qui, tolérant mal leurs particularités et  différences, génèrent ou amplifient le mésajustement (normalisation).
    La réduction des difficulté n'incombe pas à la seule personne surdouée (tentatives de conformation), mais résulte tout autant de la compréhension du milieu.






Les personnes surdouées, si elles présentent des particularités bien spécifiques, celles-ci ne sont différentes du reste de la population que par une précocité, une amplitude ou une fréquence inhabituelles et non parce qu'elles seraient d'une autre nature. Les surdoués ne sont ni des mutants, ni des extra-terrestres !