Sommaire

Table des matières

2. Surdoués et comportements
  2.1. Définition
  2.2. Le repérage
  2.3. Comportement global
  2.4. Somatisations
  2.5. Comportement scolaire
  2.6. Et avant trois ans ?

Notes

[1] Terrassier J-C, in L'enfant surdoué ou la précocité embar- rassante. ESF. 1981.

[2] Bert J. in L'échec scolaire chez les enfants dits "sur- doués", auto-édition, 2003.


2. Surdoués : un comportement différent

2.2. Le repérage comportemental du surdouement.


Nous avons recherché, depuis 1994, en observant les personnes surdouées (enfants, adolescents et adultes), à recenser les différentes attitudes récurrentes, différentes de la moyenne de la population générale. La grille comportementale de Terrassier (23 items) [1] nous avait semblé par trop succincte. Ayant confronté nos observations avec les plus significatives de l'excellente étude de Jacques Bert [2], nous avons retenu 88 comportements comme les plus fréquents, sur les trois champs où ils apparaissent le plus fréquemment :
 1/ comportement général, 2/ atteintes somatiques et 3/ attitudes scolaires.

Ces champs comportementaux, distribués sur trois grilles d'analyse, comportent des items parfois contradictoires, tant il est vrai que tous les surdoués ne réagissent pas identiquement face à une même situation ou dans la durée : certains seront révoltés, d’autres déprimés, d’autres encore pratiqueront la fuite ou somatiseront, ou même essayeront successivement ou alternativement différents modes réactifs, ce qui ne simplifie pas leur repérage.

Ces trois grilles ne prétendent, en aucun cas, se substituer à un test d'efficience intellectuelle, qui est du ressort exclusif du psy- chologue. Seul le test permettra de certifier et de quantifier un éventuel surdouement intellectuel. Cependant, issues d'observations sur de nombreux sujets, elles permettent aux parents, mais aussi aux enseignants et aux intervenants d'être alertés sur d'autres bases que l'intuition ou le hasard et amènent plus objectivement sur la nécessité du test d'efficience intellectuelle :
• La première grille se base sur 32 comportements généraux, observables dans la vie courante, notamment dans le milieu familial et très tôt dans la vie de l'enfant.
• La seconde repère 23 manifestations somatiques, parfois importantes et récurrentes, que les mésajustements psychosociaux produisent. Même sans atteintes physiques manifestes, la souffrance est bien réelle et doit être prise en compte.
• La troisième relève, au sein du milieu scolaire, 33 attitudes typiques des enfants surdoués, notamment quand l'offre pédagogique ne correspond ni à leurs attentes légitimes ni à leurs besoins élémentaires.

Chacun de ces signes en lui-même n'est pas exclusivement significatifs des personnes surdouées, c'est leur présence à la fois sur les trois grilles, leur amplitude (très forte, forte), leur fréquence (toujours, très souvent) et la précocité de leur apparition (très tôt) qui sont porteuses de sens et indiquent la forte probabilité d'un surdouement intellectuel. Aucun enfant ne répond de tous les items.