Sommaire

Table des matières

4. Approche psychométrique
  4.1. Vers le test.
  4.2. La psychométrie.
    4.2.1. Définition.
    4.2.2. Un test de QI ?
    4.2.3. Bref historique.
 
4.3. Quel test et pourquoi ?
  4.4. Les  Wechsler
  4.5. L'anamnèse.
  4.6. La passation du test.
  4.7. L'analyse des résultats.
 
4.8. Leur restitution
  4.9 Les inventaires








































4. Surdouement : Approche psychométrique

4.2. La psychométrie


4.2.1. Définition

La psychométrie mesure les phénomènes psychiques, les conduites et les comportements, par l'utilisation de procédures standardisées et étalonnées. Elle comprend les tests mentaux, les échelles d'évaluation et les listes de critères diagnostiques.


 4.2.2. Qu'est-ce qu'un test de QI ?

C'est une série d'épreuves de difficulté croissante qui tente de mesurer l'efficience de certaines facultés intellectuelles par rapport à la moyenne d'une population de même culture et de même âge. Ils se différencient, entre autres, par l'éventail et le nombre des capacités mesurées, les tranches d'âges concernées, le mode de passation (individuelle ou collective, chronométré ou non, etc.), leur fiabilité, leur sensibilité et leur fréquence d'étalonnage.

Aucun test d'efficience intellectuelle ne mesure l'intelligence avec un grand « I », dans toutes ses facettes. Par exemple sont exclus :  la créativité, le relationnel ou la culture générale (dans les tests aculturels), etc. La sensibilité de ces test est meilleure autour de la moyenne et diminue aux extrêmes. L'étalonnage est construit à partir d'un échantillon de ±1100 personnes représentatives de la population concernée (sexe, âge, catégories socioprofessionnelles, etc.). Par contre, les groupes cliniques (exemple les HP) sont étalonnés sur des échantillons plus réduits (ex. : WISC IV HP sur 20 personnes). Ils sont en général ré-étalonnés tous les 10 ans pour tenir compte de l'évolution de la population (par exemple : vocabulaire). Certains tests sont de champ réduit à certaines capacités (D48 ou D70...), d'autres de champ beaucoup plus large (Wechsler). Les test de QI, qui font flores sur le net, n'ont pas de valeur scientifique, qu'ils soient gratuits ou non.

Un test de QI doit être passé avec un psychologue averti des caractéristiques du groupe clinique suspecté (ex. : les surdoués),
sur une version récente du test et adaptée à la tranche d'âge.



4.2.3. Bref historique

1865 Francis Galton (1822-1911), cousin de Darwin, mit au point un certain nombre d’épreuves, proche des tests actuels, mais centrées uniquement sur la perception.
1890 J. MacKeen Catell (1860-1944) étudie, avec ce qu’il nomme test mental, les différences individuelles, mais il s’intéresse surtout à la mesure des temps de réaction (rapidité des réflexes).
1889 Alfred Binet (1857-1911) entre au premier laboratoire de psychologie de La Sorbonne et y publie de nombreux travaux sur les sujets exceptionnels (calculateurs prodiges, joueurs d’échecs, etc.). Il est le véritable fondateur de la psychométrie, c’est-à-dire de l’étude quantitative sur des indicateurs normés des phénomènes psychologiques.
1905 Alfred Binet, à la demande de F. Buisson, ministre de l'Instruction publique, publie avec Théodore Simon la première version de l’Échelle Métrique de l’Intelligence. En 1908, paraitra la version définitive. Le Binet-Simon, restera le modèle duquel découlent la plupart des tests d’efficience intellectuelle : Stanford-Binet, Termann-Merill, N.E.M.I.  de Zazzo 1, Wechsler, etc.
1912 William Stern introduit la notion de Quotient Intellectuel (QI), rapport entre l’âge mental définit au test et l’âge réel de l’enfant. Ce n'est pas le QI des échelles de Wechsler qui ressort d'un traitement statistique.
1940 David Wechsler utilise les statistiques pour pouvoir utiliser le QI avec une population adulte (la notion d’âge mental étant inutilisable pour les adultes). Les années suivantes ne verront que des améliorations des tests, ils ne changeront guère dans leur esprit général, mais dans la recherche d'une meilleure fiabilité. Il y aura ainsi 4 versions successives.
1980
Julian de Adjuriagerra publie le Manuel de psychiatrie de l'enfant où il utilise le terme de surdoué.
1981
Jean-Charles Terrassier publie : L'enfant surdoué ou la précocité embarrassante et fonde l'ANPEIP (Association Nationale pour les Enfants Intellectuellement Précoces).
1988
Création d'Eurotalent (Fédération européenne) sous l'impulsion de Jean Brunault, dans le but de prévenir les risques éducatifs liés au surdouement.
1994
Vote à l'unanimité de la Recommandation 1248 relative à l’éducation des enfants surdoués, par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, sous l'impulsion d'Eurotalent.
1998
Publication de  Du Don au Talent (Pagès, Bruneault, Mélo-Salinas, Morin, Vallet), manifeste de synthèse du domaine.