Sommaire

  Du Stress, causes et effets.
     Définition.
     Mécanisme du stress.
     Les effets
     Pour conclure.






























































































5. Surdouement : approche psychoaffective

5.6.  Du Stress, causes et effets

Il peut sembler incongru d'inclure le stress dans le chapitre psychoaffectif, tant il agit aussi bien sur le cognitif que sur le comportement, bref sur l'ensemble de la personne, mais c'est d'abord sur le plan des émotions qu'il est ressenti.
 
 Définition

Le stress est un ensemble de réactions physiologiques et/ou psychologiques d'un organisme ou d'un individu, soumis à des contraintes internes ou externes, visant à la mobilisation physique et/ou psychique pour une réaction rapide face à une situation nouvelle donnée.  En soi, le stress n'est ni bon ni mauvais. C'est une réaction adaptative normale. Ce qui peut le rendre nocif, c'est sa trop grande intensité et/ou sa trop grande fréquence.


 Mécanisme du stress

Le stress n'apparaît que devant une situation nouvelle, une situation habituelle se règle automatiquement.  Cette situation nouvelle crée une stimulation, un signal d'alerte à l'adaptation dont l'importance variera en fonction de l'amplitude la nouveauté et/ou de la répétition de stimulation. La situation, si le signal est assez fort, est alors confrontée de façon analogique et automatique à des situations similaires déjà vécues et enregistrées (mémoire épisodique) pour mener à une décision (acceptation ou refus du signal) et à la mise en action ou non, visant à l'adaptation.



Fig. 1

C'est le niveau de stimulation qui va décider du niveau de réponse. Le stress va donc mettre en œuvre une activation tant physiologique  : accélé- ration du rythme cardiaque et respiratoire, de la glycogénèse (-> muscles) que psychologique : attention, concentration, capacités d'analyse et  de planification... Diverses hormones sont alors déli- vrées notamment l'adrénaline (excitation) et le cortisol (régulation) jusqu'à la résolution du problème posé. C'est l'eutress.

Par contre, lorsque la charge du stress devient trop forte et/ou que l'action menée n'engendre pas la résolution du problème, c'est le dystress : l'activité s'affole,  puis à partir d'un seuil de rup- ture, le cortisol prend le pas sur l'adrénaline, l'action devient anarchique (frénétique), devant l'im- puissance, et l'individu de sombrer dans l'inhi- bition, puis la sidération (absence d'action). Cas ultime : la mort par épuisement, par somatisations graves (baisse immunitaire) ou suicide (hommes).


Fig. 2


 Les effets

Ils sont nombreux, de gravité diverse, et touchent un ou plu- sieurs registres physio-psy- chologiques, successivement ou alternativement.

Ces effets (liste non-exhaustive) s'articulent sur deux modes : suractivation ou inhibition par dérégulation.

Il est bien évident qu'un même individu ne présentera pas l'ensemble du tableau, mais selon ses zones de fragilité sera touché sur un ou plu- sieurs de ces effets qui peu vent également alterner.

De ponctuels, ces effets peu- vent se chroniciser et s'aggra- ver, si l'individu n'est pas soustrait à un milieu toxique pour lui ou s'il ne parvient pas à réguler son taux de stress.   

Cette régulation se fait géné- ralement par la conjonction de deux traitements : allopathi- que par les psychotropes (anti- dépresseurs, anxiolytiques, régula- teurs de l'humeur) pour diminuer les effets et psychothérapies pour agir sur les causes.

Ne traiter que les symptômes est inefficace, à l'arrêt du trai- tement allopathique, le symp- tôme réapparait ou se dépla- ce sur une autre zone.
  De même, laisser la per- sonne en milieu toxique (harcè- lement par exemple) ne permettra pas la résorption du stress.


Fig. 3
                                
 Pour conclure

On peut regarder avec profit l'excellente vidéo (51 mn)  de John Heminway à propos, notamment des travaux de  Robert Sapolsky sur les babouins, et des découvertes les plus récentes de la recherche scientifique : Lien
        Voir aussi d'Isabelle Burgun : Le stress peut nuire à l'apprentissage. À propos des recherches de Clancy Blair, profes­seur en psychologie appliquée à l’Université de New York. Lien